Les Kalashs sont un peuple du Chitral, au nord-ouest du Pakistan, parlant le kalasha-mon, une langue indo-aryenne. Plus de 100 000 au XIXe siècle ils ne sont plus que de 3 000 à 6 000 individus. Je suis allé à leur rencontre après avoir traversé le seul véritable paradis terrestre : la vallée de Hunza (pendant la moisson). C’était en 2002. Mon dieu quelle beauté ! Le Karakoram, l’Hindu Kush. Je ne verrai plus jamais rien d’aussi beau, je sais. Mes photos ne sont pas géniales, quelques unes peut-être, mais mes souvenirs ! Je ne savais pas que la Terre pouvait offrir un tel spectacle, sublime. Les montagnes, l’orge et le blé, les gens, les yaks, les rivières et les ponts suspendus, les dizaines d’heures passées en minibus à 30 km/h sur les pistes défoncées. Et puis la route vers Peshawar m’a mené à un grand bazar un peu particulier, près de la frontière afghane. Un des plus grands marché aux armes et aux drogues à ciel ouvert. J’en menais pas large, habillé en pakistanais, à moto avec un local, 3 barrages de police plus loin et le monde est à vous : de petits ateliers privés manufacturent, ex nihilo ou presque, des Glock, Beretta et autres kalachnikovs ou le mythique M4A1. Entre autres. Et pour quelques dollars de plus tu peux tester tout ce que tu veux, même un lance rocket (trop cher pour moi). J’ai pris cette photo, j’en ai fait une grande toile en revenant à Paris. Elle est maintenant à Malaga.
Arm raw, acrylique sur toile, 100×200 cm, collection particulière

