Gimme some shelter

RED HORSE

The red horse, la jument shelter. Cette sculpture je l’avais taillée un an avant. Elle était chez moi, je l’aimais bien. Mais y’avait un truc qui clochait, qui manquait. Un jour Anne se pointe et me dit « Elle est pas finie elle ». Grrrr ouais je sais je suis d’accord mais on fait quoi ? C’était pendant un apéro qui n’en finissait plus de dire son nom : « son ventre, le gros cube, pourquoi tu ne le percerais pas ? ». On arrive vite au milieu de la nuit à boire et causer. Ok ok t’as raison on perce. Éléonore acquiesce : je vais t’aider. On se lève comme un seul homme et les coups de tronço giclent de toutes parts mais de façons assez imprécises et erratiques. Anne se casse en disant qu’elle ne veut pas voir le massacre. Au petit matin de l’après-midi effectivement j’étais dubitatif. Ouais c’est pas mal mais c’est vraiment très brouillon… Merde comment rattraper ces coups de tronçonneuse… Avec de l’enduit ! Des couches de plâtre et d’enduit ! Et ça a donné cette magnifique petite chapelle. Si douce. Un abri pour oiseaux. Ah c’était lumineux. Avec un bois teinté de rouge. Oh le red horse à trois pattes qui se pose là nom de dieu je-la-dore ! Et ses bras comme des seins qui boxent. C’est un gosse qui m’a dit que ça ressemblait à un cheval alors je l’ai appelé comme ça. (A Man Called Horse, film américain, 1970, d’Elliot Silverstein avec Richard Harris).

Red Horse, Frêne, enduit, teinte, 180x30x30, 2800 €

01 redHorse